Saviez-vous que les cancres aussi avaient des sentiments ? Dans la famille d’Hervé, on l’est de frère en frère. Des bêtises potaches à ses vols répétés d’animaux, l’adolescent raconte un quotidien entre la maison familiale et l’école où il ne trouve pas sa place. Parce qu’être cancre, c’est aussi se sentir condamné d’avance par le regard des profs. Heureusement, sa passion pour les animaux lui apporte un réel réconfort. Un jour, son frère lui propose de jouer dans la pièce qu’il monte avec des amis. Pour Hervé, le théâtre est un vrai choc et peut-être bien le début d’une découverte de soi…

Avec Le Voleur d’animaux, roman autobiographique, Hervé Walbecq dresse l’(auto-)portrait aussi fascinant que fantasque d’un acteur en devenir et invite les lecteurs à ne jamais renoncer à leurs rêves.

Le mot de la presse : Télérama TTT – Raphaële Botte

« […] Si les journaux intimes, le plus souvent fictifs, sont nombreux, les récits autobiographiques sont relativement rares en littérature jeunesse, et de nombreux récits d’enfance atterrissent davantage en littérature générale. La lecture de ce « Voleur d’animaux » en est d’autant plus singulière. Hervé Walbecq se raconte et partage des anecdotes qui, petit à petit, dessinent l’individu qu’il est et l’épanouissement vers lequel il avance. La sobriété de l’écriture lui confère une très belle justesse et si, par définition, l’enfance d’Hervé se déroule dans une autre époque que la nôtre, le ressenti du décalage permanent vécu par le « cancre » et sa description si juste du collège demeurent intemporels. On se sent aux côtés de ce petit gars qui rêve de tourner la tête ailleurs et qui ne comprend vraiment pas l’intérêt de ce qu’il a vaguement écrit sur cette feuille volante qu’il a déjà perdue… » 

Hervé Walbecq entraîne petits et grands dans le fabuleux dédale de son imagination. Chaque nouvelle de ce recueil est une immersion poétique et décalée dans la nature qui s’anime jusqu’à devenir un véritable personnage. A-t-on déjà vu un tilleul souffler les réponses aux cancres de la classe ? Les animaux cohabitent aussi de façon parfois bien surprenante avec la végétation… À ce propos, saviez-vous que les poissons naissaient dans les arbres ?

Sous sa plume, nature et animaux vivent dans une harmonie originale et fantaisiste dont les humains ont le privilège d’être témoins. Les illustrations qui accompagnent les textes et en soulignent la délicate poésie achèvent de faire de ce livre une promenade en forêt dont on ne voudrait jamais voir la fin.

Ah, que le monde est grand à la clarté des lampes ! Il y a tant d’endroits à découvrir si l’on ne reste pas enfermé, des endroits dont on ne soupçonnait même pas l’existence. Le pays des Petits Frères, où l’on attend beaucoup et où l’on invente des histoires. Ou le pays des Grandes Décisions, où les gens sont tellement sérieux. Et l’atelier du semeur de vagues, là-bas sur l’horizon.

Que feriez-vous si votre nez projetait de partir en vacances dans les Pyrénées ? Si vos yeux, dans la nuit, faisaient de la lumière au beau milieu de l’océan ? Si des postillons vous sortaient de la bouche comme des confettis multicolores ? Si, au creux de vos larmes, vous découvriez tout un peuple de pêcheurs minuscules ? Ou si votre ombre d’enfant s’enfuyait soudain dans les pas du premier chien venu ?
Lorsqu’on se laisse porter par les histoires, on se sent plus léger. Et là, tout à coup, le corps devient capable de choses incroyables. Oui, vraiment incroyables.

Pépite du roman 9-12 ans 
Montreuil 2015

Il y a les fenêtres qui s’envolent, comme des papillons multicolores.
Il y a la voiture garée dans la salle de bains, le salon transformé en piscine, et le placard à chaussures déguisé en salle à manger.
Le papier peint dont on fait une robe, et les tuiles qui composent un manteau.
Il y a le paillasson qui voudrait devenir une couverture pour enfin dormir sur un lit.
L’arbre du jardin qui part retrouver ses amis la nuit dans la forêt.
Et la maison qui s’en va jusqu’à la mer pour faire une croisière, en oubliant la boîte aux lettres.
Si tout restait toujours à sa place, le monde serait terriblement ennuyeux.
Par chance, les maisons aussi ont le goût de l’ailleurs.

Un lapin qui ronronne et qui miaule comme un chat. Un poisson qui change de couleur : bleu le jour, blanc et lumineux la nuit. Un petit garçon sec comme un bâton et qu’on utilise comme une branche : pour faire l’arbre sur l’estrade ou pour frapper les élèves indisciplinés. Une fourmi de compagnie égarée rue Mouffetard. Un serpent minuscule qui vit dans une dent appartenant à un terrible bandit condamné à mort. Une petite fille chlorophylle, tellement verte qu’on la prend pour un ange des bois. Ces histoires, graves ou légères, grinçantes ou réconfortantes, nous entraînent dans un monde de poésie où le bonheur est finalement fait de toutes petites choses.

Il neige dans ma chambre. Autour de moi tout est blanc. On ne voit plus mes jouets, on ne voit plus ma couette. Mon lit est une montagne de neige. Le vent est entré par la fenêtre un matin de printemps, il a pris place dans ma couette et n’a plus voulu repartir. Au loin un loup m’appelle. Ce n’est pas un loup méchant, c’est un loup triste. Il n’en peut plus d’être seul. Il me demande de venir vivre avec moi. Sans plus attendre, je prends mon sac à dos, un bonnet dans l’armoire, et je traverse une grande forêt de sapins. Ma vie est décidément pleine de surprises.

Dans ce nouveau recueil d’histoires, Hervé Walbecq nous ouvre la porte de sa chambre  d’enfance, où les loups sont tristes et où les draps murmurent. Sur cette porte magique, il aurait pu être écrit : « Heureux les rêveurs, le monde leur appartient. »